LE VERRE POLITIQUE Élection Présidentielle 2017 : tour de France d'une journaliste à la rencontre des 18 - 30 ans

« Les personnes qui nous orientent doivent être plus formées »

Après avoir multiplié les petits boulots, Coralie, 23 ans, a repris les études. Il y a quelques mois elle a décroché une alternance de deux ans à Yves Rocher à Mandelieu-la-Napoule. Les conseillers.ères d’orientation sont en partie responsables, selon elle, de ce parcours semé d’embûches. Elle souhaiterait que « ces personnes soient mieux formées ». Mais Coralie désespère, rien ne bouge depuis tant d’années. En avril 2017, elle déposera sûrement un vote blanc dans l’urne.

  • Est-ce que tu vas aller voter ?

« Honnêtement je ne pense pas. Je vote blanc souvent. Parce que vu ce qu’il se passe maintenant, j’ai plus trop envie de m’y intéresser. Je trouve qu’ils se disputent un peu trop. C’est la chasse à qui va remporter le pouvoir. Au final, ils se mettraient tous d’accord, ça irait mieux. Parce que chacun a des bonnes idées, on va le dire honnêtement… prendre un petit peu de chacun en fait, voilà. » 

  • Que faudrait-il faire pour les jeunes ? On me parle souvent de l’emploi.

« Après, ça va, il y a du travail faut pas se le cacher. Si on a envie de travailler, on travaille. Mais je pense qu’il y a des aides qui sont trop données et du coup voilà. Après il faut aider les gens, je dis pas le contraire, mais il y a des limites. Il faut donner un peu à chacun, parce qu’au final il y a des gens qui galèrent et on les aide pas du tout et d’autres qui sont plus riches que certains et ils ont des aides.

Je sais que j’ai des gens qui touchent des salaires plus grands que ceux de mes parents, ils ont des aides. Alors que mes parents, on a jamais eu le droit à la bourse, on a jamais eu le droit à tout ça. Pourtant ils gagnent pas non plus…

Moi je fais plusieurs petits boulots en fait. C’est vrai que ce que j’avais comme diplôme, c’était un peu difficile. C’est pour ça maintenant que je reprends mes études. Mais c’est vrai qu’il n’y a plus vraiment de boulots où c’est super intéressant de rester plusieurs années. Les personnes qui nous orientent au collège et au lycée, il faudrait qu’elles soient plus formées.

Parce que pour moi… Enfin il y a des métiers qu’on connaît pas forcément. Il faudrait qu’ils nous orientent un peu plus, peut-être faire des stages en plus, je sais pas. Je ne suis pas là dedans mais niveau orientation je connais pas mal de jeunes qui me disent qu’ils ont été mal orientés, qu’ils ne font pas ce qu’ils veulent. »

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Saillans

Saillans

Perdu dans la Drôme, Saillans n’est pas un village comme les autres. Ici, tous les habitants ont été élus maires lors des Municipales en 2014. La mobilisation a débuté contre un projet de supermarché. Elle s’est poursuivie dans les urnes. Désormais, tous participent activement au développement de la commune.

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Châlon sur Saone

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Ville de théâtre, Chalon-sur-Saône est réputée pour son festival international des arts de la rue. Si les artistes se sont bien produits cet été au grand plaisir des passants, la question du financement de la culture reste pour eux un sujet sensible. Le gouvernement et les intermittents n’ont toujours pas trouvé de terrain d’entente. 

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Grenoble

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En France, la ville verte s’appelle Grenoble. Eric Piolle est le premier écologiste élu maire d'une grande ville de Province en 2014, à l'occasion des Municipales. Fervent défenseur d’une nouvelle manière de faire de la politique, l’homme a beaucoup déçu à gauche. Notamment en juillet dernier, lors de la présentation d’un plan économique drastique.

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Vaulx en Velin

Vaulx en Velin

En 1979, le quartier de la Grappinière est en feu. Vaulx-en-Velin est la première victime des émeutes urbaines, synonyme de mal être dans les ghettos. Elle est aujourd’hui le “modèle de rénovation réussie”, a annoncé le Premier ministre en avril dernier. En janvier 2015, 60 mesures ont été prises pour décloisonner ces quartiers très défavorisés.

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Besançon

Besançon

Besançon la ville la plus high tech de France ? C'est le magazine Femme actuelle qui le dit. Avec son pôle d’excellence dans les nanotechnologies et le biomédical, la capitale de Franche-Comté remporte haut la main la première place dans l’utilisation des nouvelles technologies. 

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