david lisnard reçoit le soutien d’une ancienne star des bleus, tandis que patrick sébastien est lui aussi au cœur de l’actualité.

David Lisnard reçoit le soutien d’une ancienne star des Bleus ; Patrick Sébastien également au cœur de l’actualité

À moins d’un an de la présidentielle de 2027, David Lisnard gagne en visibilité grâce à des soutiens venus de milieux que la politique ne fréquente pas toujours sans arrière-pensée : Patrick Sébastien, puis Willy Sagnol, ancienne star des Bleus. Le maire de Cannes, président du mouvement Nouvelle Énergie, bénéficie désormais d’un relais médiatique où se croisent célébrités, football français et débats sur l’état du pays. Le ralliement de l’ancien arrière droit, officialisé le 4 novembre 2026 dans le podcast de campagne Passage à l’acte, donne un visage supplémentaire à une candidature qui cherche à dépasser les cercles politiques habituels.

En bref : David Lisnard, Patrick Sébastien et le soutien de Willy Sagnol

  • ⚽ Willy Sagnol, ancien international aux 58 sélections, a expliqué pourquoi il soutient David Lisnard.
  • 🎙️ Patrick Sébastien avait déjà affiché sa proximité avec le maire de Cannes, contribuant à placer le candidat dans l’actualité.
  • 📺 Ces soutiens donnent de l’écho à la candidature, mais ne remplacent ni un programme détaillé ni une dynamique électorale mesurable.
  • 🏛️ Le débat porte aussi sur les dépenses publiques, les fonctions de l’État, l’énergie nucléaire et les fractures politiques.
  • 🔎 Les prochains enjeux seront la capacité de David Lisnard à transformer ces appuis médiatiques en adhésion politique et en parrainages.

Willy Sagnol apporte son soutien à David Lisnard avant la présidentielle de 2027

Le 4 novembre 2026, Willy Sagnol a publiquement apporté son soutien à David Lisnard dans le podcast de campagne Passage à l’acte. L’ancien défenseur de l’équipe de France, qui a porté 58 fois le maillot des Bleus, a expliqué son choix par son inquiétude devant la situation politique, sociale et économique du pays. Son intervention ne relève donc pas seulement du geste sympathique d’un sportif envers un élu : elle met en scène une critique du climat national et un appel à sortir de la plainte permanente.

Sagnol décrit une France où le mécontentement quotidien peut alimenter une division plus brutale, notamment lorsque le débat se trouve tiraillé entre des positions extrêmes. Son argument est simple : se lamenter sur le pays sans participer à une solution finit par transformer le pessimisme en habitude. La formule a le mérite de rappeler qu’un électorat ne se mobilise pas uniquement contre ce qu’il rejette ; il doit aussi pouvoir reconnaître une proposition cohérente. C’est précisément la méthode qu’il dit apprécier chez Lisnard : travail, abnégation, clarté de ligne et acceptation de la difficulté.

La comparaison avec le football est naturelle, même si la politique ne se joue pas sur une pelouse parfaitement tracée. Une victoire sportive procède d’entraînements répétés, d’une stratégie collective et d’une capacité à tenir quand le match se complique. Sagnol insiste sur cette durée : réussir ne serait pas le fruit d’un slogan lancé au bon moment, mais l’aboutissement d’un processus exigeant. Pour un candidat, le parallèle rappelle une évidence que les campagnes préfèrent parfois maquiller : le charisme ouvre une porte, il ne remplace ni l’équipe, ni les idées, ni le travail de terrain.

Cette prise de position nourrit aussi la question du rôle des personnalités publiques dans la campagne. Un ancien international peut attirer l’attention de publics qui suivent peu les débats institutionnels, mais son soutien ne vaut ni investiture ni adhésion automatique de ses admirateurs. Il agit plutôt comme un amplificateur : les médias reprennent ses propos, les réseaux les commentent et le nom de David Lisnard circule au-delà de son socle politique. Reste à savoir si cette visibilité peut s’attacher à des propositions concrètes, plutôt qu’à la seule curiosité suscitée par le casting.

Pour suivre le paysage des prétendants et les évolutions de la campagne, un panorama des candidats à la présidentielle de 2027 permet de replacer ce ralliement parmi les autres trajectoires. Le soutien de Willy Sagnol est un signal médiatique intéressant, mais le scrutin se gagne également sur la capacité à convaincre au-delà des cercles déjà acquis. Dans cette séquence, le message de l’ancien Bleus est surtout un pari sur la méthode : le travail politique se mesure à ce qu’il construit, pas au nombre de caméras braquées sur lui.

Une parole de sportif qui met l’accent sur l’effort

Le vocabulaire de Sagnol — discipline, abnégation, processus — tranche avec la logique de l’instantané qui gouverne souvent l’actualité politique. Il présente la réussite comme le résultat d’un investissement prolongé, sans promettre de raccourci. Cette vision peut séduire des électeurs lassés des annonces spectaculaires, à condition que le candidat traduise cette exigence en objectifs compréhensibles : quelles réformes, selon quel calendrier, et avec quels effets mesurables pour les citoyens ?

Une dirigeante de petite entreprise pourrait, par exemple, apprécier un discours promettant de simplifier les règles, mais elle jugera surtout le résultat sur les formulaires supprimés, les délais raccourcis et le coût de l’embauche. Dans ce cas, l’image du travail bien fait n’est pas une décoration rhétorique : elle devient une promesse vérifiable. Le soutien de Sagnol donne donc à Lisnard une occasion de parler de méthode, mais aussi l’obligation d’expliquer comment cette méthode produirait des changements visibles.

Patrick Sébastien et les célébrités, nouveaux relais de l’actualité Lisnard

Avant Willy Sagnol, Patrick Sébastien avait déjà affiché sa proximité avec David Lisnard. L’animateur et chanteur a expliqué se reconnaître dans certains aspects de son discours, notamment sa tonalité libérale et régalienne. Le maire de Cannes s’est déclaré ravi de ce soutien, sans chercher à cacher qu’il provient d’une personnalité dont la présence médiatique peut susciter autant de commentaires amusés que d’intérêt politique. Dans une campagne présidentielle, une célébrité apporte souvent une valeur inattendue : elle oblige les médias à parler d’un candidat sous un angle moins convenu.

Les appuis de Véronique Genest et de Mario Barravecchia avaient déjà contribué à donner une dimension people à la séquence. L’arrivée de Patrick Sébastien, puis celle de Sagnol, élargit le cercle des soutiens à des univers distincts : télévision et spectacle d’un côté, football professionnel de l’autre. Cette diversité permet de toucher des publics différents. Mais le passage d’une notoriété personnelle à une force électorale n’a rien d’automatique. Les admirateurs d’un chanteur ou d’un ancien joueur ne deviennent pas mécaniquement les électeurs de la personne qu’il soutient ; il faudrait une campagne bien plus magique que réelle pour le prétendre.

Le choix de ces personnalités a aussi un effet sur le ton du débat. Patrick Sébastien est associé à une culture populaire et à un style volontiers direct, tandis que Sagnol évoque l’exigence sportive et le collectif. Le rapprochement peut aider Lisnard à projeter l’image d’un candidat accessible, sans abandonner son discours sur l’organisation de l’État. Encore faut-il maintenir une ligne cohérente : si le message politique se réduit à une succession de ralliements célèbres, la campagne risque de ressembler à un tapis rouge avec quelques propositions glissées entre deux photos.

Le traitement médiatique révèle une autre réalité : la politique contemporaine se déroule simultanément dans les émissions, les podcasts, les réseaux et les formats d’information en continu. Une déclaration faite dans un podcast de campagne peut devenir un sujet de télévision, puis une discussion sur les réseaux, où chacun transforme une phrase en signal d’appartenance. Cette circulation rapide donne de la portée aux soutiens et permet de contourner les formats classiques. Elle rend aussi plus difficile l’examen du fond : l’attention retient le nom de l’invité, alors que le contenu du programme réclame souvent davantage de temps.

Dans le cas de Lisnard, la séquence autour de Patrick Sébastien a été nourrie par des formules pittoresques et des commentaires parfois moqueurs. Le candidat a choisi de revendiquer plutôt que de minimiser cet appui. C’est une manière de refuser les hiérarchies médiatiques qui décident quels soutiens seraient fréquentables et lesquels feraient sourire. Mais cette posture ne dispense pas d’un examen politique : il faut distinguer la valeur symbolique d’un ralliement, sa capacité à faire parler de la candidature et sa pertinence pour convaincre sur les enjeux du pays. La notoriété ouvre l’antenne ; le programme doit garder les auditeurs.

La visibilité ne fait pas office de programme

Les célébrités peuvent ouvrir des portes, mais elles ne remplacent pas les arbitrages difficiles. Un soutien public ne dit pas, à lui seul, comment financer la baisse des dépenses, réorganiser les services publics ou garantir la sécurité. Pour juger une candidature, le lecteur gagnera donc à séparer trois niveaux : le signal médiatique, les raisons personnelles avancées par le soutien, puis les propositions que le candidat défend réellement.

Cette distinction est particulièrement utile à l’approche d’une présidentielle où de nombreuses figures cherchent à occuper l’espace avant même que les rapports de force soient stabilisés. Les développements récents de l’actualité de la présidentielle éclairent le contexte, mais la popularité ponctuelle d’un nom ne constitue pas un mandat. Le débat démocratique mérite mieux qu’un concours de célébrité : il doit permettre de comparer les priorités, les moyens et les conséquences.

Ce type de séquence rappelle pourquoi les campagnes accordent tant de place aux formats audiovisuels : une phrase vive circule mieux qu’un chapitre budgétaire. La difficulté pour les électeurs consiste à ne pas confondre le plaisir du commentaire avec l’information sur les choix qui les attendent.

Le parcours de David Lisnard et sa méthode politique au-delà des soutiens

Les ralliements récents attirent les projecteurs, mais le parcours de David Lisnard reste la donnée politique centrale. Maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, il défend une candidature associée à Nouvelle Énergie et cherche à faire valoir une expérience d’élu local. Ce parcours lui permet de parler de gestion quotidienne, de sécurité, de services municipaux et de décisions qui se heurtent directement aux contraintes budgétaires. La question n’est pas seulement de savoir qui l’encourage, mais ce que son expérience locale permet de proposer à l’échelle nationale.

Un épisode rapporté sur son rapport aux fonctions ministérielles éclaire sa manière de présenter la politique. En janvier 2025, interrogé sur Europe 1, Lisnard a déclaré avoir été approché une fois pour rejoindre un gouvernement. Il expliquait ne pas vouloir accepter une fonction pour le seul titre, estimant qu’un ministre devait disposer d’un scénario d’action avant que soit constitué le casting. L’image est efficace, et plutôt bien envoyée à une classe politique où le remaniement tient parfois lieu de stratégie. Mais une formule pertinente ne suffit pas : elle appelle à préciser quelles réformes un candidat engagerait et comment il les ferait adopter.

La critique d’un pouvoir organisé autour des postes plutôt que des résultats touche un ressort profond de la défiance. Lorsqu’un citoyen voit se succéder les annonces et les changements d’équipe sans percevoir d’amélioration dans ses démarches, il finit par considérer la politique comme un spectacle coûteux. Pourtant, le remède ne consiste pas à remplacer les responsables par des personnalités plus médiatiques. Il faut des objectifs évaluables, des responsabilités clairement attribuées et une administration capable de mettre en œuvre les décisions. C’est ici qu’un discours libéral peut offrir une grille de lecture utile : l’État ne gagne pas en efficacité simplement parce qu’il promet d’agir partout.

Une orientation libérale cohérente devrait poser la question de la dépense publique sans esquiver les services qu’elle finance. Réduire les dépenses suppose d’identifier les missions qui relèvent du cœur de l’État, de supprimer les doublons et de mesurer le résultat des politiques publiques. Défense, justice, sécurité et diplomatie constituent des fonctions régaliennes auxquelles l’État ne peut répondre par une formule vague ou une sous-traitance improvisée. Pour le reste, le débat doit porter sur la qualité du service, son coût réel et la possibilité de laisser davantage d’initiative aux citoyens, aux collectivités et aux entreprises.

Cette approche s’inscrit dans une tradition de pensée associée à Adam Smith, souvent réduite à tort à un plaidoyer pour l’absence de règles. Le marché a besoin d’institutions solides, de contrats respectés et d’une justice fiable ; il ne prospère pas dans le désordre. Le problème français, après des décennies d’extension des dépenses et des dispositifs, est de déterminer quelles interventions améliorent effectivement la vie collective et lesquelles entretiennent une bureaucratie qui se nourrit de ses propres procédures. Voilà une discussion plus exigeante que le duel habituel entre « plus d’État » et « moins d’État », parce qu’elle demande de nommer les missions et d’en vérifier les résultats.

Pour mesurer les contours de son offre politique, les lecteurs peuvent consulter les éléments consacrés au projet de gouvernement porté autour de David Lisnard. La méthode annoncée prend tout son sens si elle se traduit en priorités lisibles, en économies documentées et en responsabilités identifiables. Un chef de gouvernement n’est pas un sélectionneur qui annonce son équipe avant de savoir quel match elle doit jouer.

Des fonctions régaliennes et des choix budgétaires lisibles

La réduction de la dépense publique ne peut être une incantation comptable. Pour convaincre, elle doit distinguer les économies de fonctionnement des investissements utiles et protéger les missions qui assurent la sécurité juridique et physique. Prenons une commune confrontée à des délais trop longs pour instruire une demande : supprimer un guichet sans simplifier la procédure ne réalise pas une réforme, mais déplace le problème vers l’usager. L’efficacité se mesure au service rendu et au coût complet, pas au nombre de lignes effacées dans un organigramme.

Le débat politique gagnerait aussi à traiter l’autonomie économique comme un enjeu concret. Une entreprise qui consacre du temps à remplir des obligations contradictoires ne l’investit ni dans l’innovation ni dans l’embauche. Une réforme libérale crédible ne promet pas que toute régulation est inutile ; elle demande si chaque règle protège un intérêt clairement défini, si ses effets sont évalués et si une solution moins coûteuse existe. La méthode de Lisnard sera jugée à l’aune de ces questions, et non à la seule vigueur de ses critiques.

Présidentielle 2027 : programme, économie et enjeux de politique publique

Les soutiens de Patrick Sébastien et de Willy Sagnol replacent David Lisnard dans l’actualité, mais l’élection se jouera sur des sujets plus lourds que la composition du cercle des ralliés. Le premier concerne la dépense publique et le périmètre de l’État. Dans un pays où chaque réforme semble produire une nouvelle couche de dispositifs, une proposition de réduction budgétaire doit être plus précise que le classique « faire mieux avec moins ». Quels programmes seraient supprimés, lesquels seraient réorganisés, et quels services recevraient davantage de moyens ? Sans réponse, l’austérité devient un slogan aussi commode que la promesse de tout financer.

Une ligne libérale peut défendre une baisse importante des dépenses, mais elle doit expliquer comment protéger les missions fondamentales. Le retour aux fonctions régaliennes implique de concentrer l’action publique sur la sécurité, la justice, la défense et le respect des règles communes. Cela ne signifie pas que chaque difficulté sociale se résout par décret ou que les collectivités doivent être abandonnées à leur sort. Cela signifie que l’État doit cesser de se croire compétent pour tout administrer, puis s’étonner que ses services essentiels manquent de temps et de moyens.

Le climat constitue un autre test de sérieux. Réduire les émissions de CO₂ tout en garantissant une énergie abondante et décarbonée est un enjeu de souveraineté autant qu’un objectif environnemental. Le nucléaire français peut jouer un rôle central dans cette équation, puisqu’il fournit une électricité bas-carbone à grande échelle. Le présenter comme une solution unique serait toutefois aussi simpliste que de prétendre qu’un changement de comportement individuel suffira à décarboner l’industrie, les transports et le chauffage. Il faut articuler production nucléaire, renouvellement des installations, sobriété réaliste, réseaux fiables et investissements de long terme.

Pour un ménage ou une entreprise, l’énergie n’est pas une abstraction de plateau télévisé : son prix influe sur le chauffage, la production et l’emploi. Une politique climatique qui rend l’électricité rare ou inaccessible risque de perdre le soutien populaire, tandis qu’une politique énergétique qui ignore les émissions reporte le coût sur les générations futures. Le débat devrait donc porter sur des objectifs vérifiables : disponibilité de l’électricité, baisse des émissions, sécurité d’approvisionnement et maîtrise des dépenses. Le nucléaire peut contribuer à ces objectifs, à condition d’assumer ses coûts, ses délais et les exigences de sûreté.

La vie politique contemporaine est aussi traversée par des affrontements culturels que les candidats ne peuvent simplement ignorer. L’opposition à l’idéologie woke, lorsqu’elle est revendiquée, gagne à rester un débat sur les principes : liberté d’expression, égalité devant la loi, pluralisme et refus des assignations identitaires. Les caricatures ne remplacent pas l’argumentation, qu’elles viennent de ceux qui dénoncent toute critique comme une menace ou de ceux qui réduisent toute revendication sociale à une mode importée. Un candidat qui prétend rassembler doit défendre des règles communes et éviter de transformer les désaccords en procès d’intention.

Le défi de Lisnard consiste donc à articuler une vision générale et des politiques réalisables. Réduire les dépenses, renforcer les fonctions régaliennes, assurer une énergie décarbonée et défendre la liberté de débat forment des axes cohérents, mais ils exigent des arbitrages détaillés. Pour les électeurs, la question utile n’est pas de savoir si le candidat adopte le vocabulaire le plus percutant : c’est de comprendre qui paiera, quelles missions évolueront et quels résultats pourront être contrôlés. La crédibilité économique se construit avec des choix qui résistent à l’examen, pas avec une collection de formules de campagne.

Le nucléaire, entre climat et souveraineté énergétique

Une politique énergétique sérieuse doit regarder simultanément les émissions, le coût et la continuité de l’approvisionnement. Les centrales nucléaires peuvent fournir une production importante à faible intensité carbone, ce qui en fait un outil pertinent dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pour autant, leur contribution n’efface ni la nécessité de moderniser le parc ni les questions de financement, de déchets et de compétences industrielles. Présenter ces sujets sans détour renforcerait davantage la confiance que les proclamations triomphales.

Dans ce débat, les choix de la France ont une dimension économique directe. Une électricité abondante et décarbonée peut soutenir les activités industrielles et limiter la dépendance aux énergies fossiles. Mais il faut préserver les infrastructures, former les techniciens et rendre les décisions prévisibles pour les investisseurs. Un candidat qui défend le nucléaire doit donc parler aussi de calendrier, de sûreté et de capacité de production ; sinon, le mot devient un drapeau, pas une politique.

Les débats énergétiques offrent un exemple parlant de la différence entre une posture et une stratégie. Un slogan peut tenir sur un écran ; une politique doit alimenter les logements, les transports et les entreprises, tout en réduisant les émissions dans la durée.

Présidentielle 2027 : ce que les soutiens médiatiques ne disent pas encore

La mise en scène des soutiens ne répond pas à toutes les questions qui entourent une candidature. Les prises de parole de Willy Sagnol et de Patrick Sébastien éclairent leurs motivations, mais elles ne renseignent pas nécessairement sur la structuration du mouvement, la capacité de mobilisation nationale ou l’obtention des parrainages requis. À mesure que la campagne s’approche, ces éléments pratiques prennent une place croissante. Une candidature peut être visible dans les médias et demeurer fragile sur le terrain ; l’inverse est également possible, même si les caméras préfèrent généralement le premier scénario.

Les parrainages constituent un passage institutionnel déterminant pour les prétendants à l’Élysée. Ils obligent les équipes à entretenir des relations avec les élus et à démontrer qu’elles disposent d’un ancrage qui dépasse les réseaux sociaux. Pour un maire connu et à la tête d’une association d’élus, l’expérience locale peut être un atout, mais elle ne garantit pas à elle seule le nombre de signatures nécessaire. Le suivi des parrainages de la présidentielle de 2027 permet donc de distinguer une dynamique médiatique d’une progression institutionnelle effective.

Les sondages, eux aussi, demandent une lecture prudente. Ils mesurent une photographie à un moment donné, selon une méthode et auprès d’un échantillon précis ; ils ne distribuent pas des votes à l’avance. Un score qui bouge après une séquence médiatique peut signaler une hausse de notoriété sans établir une implantation durable. Les électeurs ont la mauvaise habitude de ne pas toujours suivre les scénarios fabriqués pour les plateaux, et les campagnes ont la mauvaise habitude de traiter chaque fluctuation comme un verdict historique.

Le soutien d’une ancienne star des Bleus est néanmoins précieux pour une raison concrète : il peut déplacer la conversation vers le parcours, le travail et la manière de gouverner. Sagnol ne s’est pas contenté de dire qu’il apprécie le maire de Cannes ; il a parlé de la situation du pays et de sa crainte d’une aggravation des divisions. Cet argument donne un cadre politique au ralliement. Il revient alors au candidat de démontrer que sa ligne peut répondre à cette inquiétude sans confondre fermeté et polarisation.

Les personnalités médiatiques portent également une part de risque pour la campagne qu’elles soutiennent. Leurs propos passés, leur style ou leurs controverses peuvent détourner l’attention du candidat et entraîner des commentaires sur la forme plutôt que sur le fond. Une équipe doit décider si elle assume ces associations, si elle les contextualise ou si elle cherche à les minimiser. David Lisnard a choisi de ne pas rejeter le soutien de Patrick Sébastien, tout en accueillant celui de Sagnol dans un registre plus directement politique. Cette différence de tonalité peut élargir l’audience, mais elle nécessite une ligne claire pour ne pas donner l’impression d’un assemblage improvisé.

Pour les électeurs, une grille de lecture simple aide à séparer les différentes dimensions de la séquence. Le tableau ci-dessous distingue le fait établi, sa portée politique et ce qui reste à observer. Cette méthode évite de transformer une déclaration en preuve de victoire, sans pour autant nier le rôle des soutiens dans la construction d’une campagne.

Élément de l’actualitéCe qu’il révèlePoint à surveiller
⚽ Soutien de Willy SagnolUn ancien international met en avant le travail et la clarté de ligne de Lisnard.La traduction de ces qualités en propositions précises.
🎙️ Appui de Patrick SébastienLa candidature obtient une visibilité populaire et médiatique.La capacité de cette visibilité à convaincre au-delà des admirateurs de l’animateur.
🏛️ Expérience municipaleLe candidat peut s’appuyer sur une expérience locale et une connaissance des élus.La cohérence entre gestion municipale et projet national.
📋 Parrainages et campagneLe passage des déclarations à l’organisation concrète devient décisif.La mobilisation effective des élus et la structuration du mouvement.

La politique n’est ni un match dont le résultat serait fixé par les applaudissements, ni une émission dont l’audience tiendrait lieu de mandat. Les appuis de célébrités peuvent contribuer à faire connaître une candidature, mais le jugement démocratique portera sur les priorités, leur financement et la capacité à rassembler. La prochaine étape pour Lisnard est donc de faire coïncider l’image de la méthode avec des engagements que les citoyens pourront examiner et contester.

Questions fréquentes sur David Lisnard, Patrick Sébastien et Willy Sagnol

Pourquoi Willy Sagnol soutient-il David Lisnard ?

⚽ Dans le podcast de campagne Passage à l’acte, l’ancien international a expliqué être préoccupé par la situation politique, sociale et économique du pays. Il a dit apprécier chez Lisnard le travail, l’abnégation et la clarté de ligne qu’il associe à une démarche de long terme.

Quel rôle Patrick Sébastien joue-t-il dans cette actualité politique ?

🎙️ Patrick Sébastien a exprimé sa proximité avec David Lisnard et son soutien à sa candidature pour 2027. Son appui contribue à la visibilité médiatique du maire de Cannes, sans constituer à lui seul une preuve d’adhésion électorale ou un soutien de parti.

Willy Sagnol est-il une ancienne star des Bleus ?

⚽ Oui. Willy Sagnol a été joueur de l’équipe de France et a totalisé 58 sélections. Son parcours dans le football français donne à son ralliement une portée médiatique particulière, même si son soutien reste une prise de position personnelle.

Quels enjeux permettent d’évaluer le projet politique de David Lisnard ?

🏛️ Les électeurs peuvent examiner ses propositions sur les dépenses publiques, les fonctions régaliennes, l’organisation de l’État, la politique énergétique et la réduction des émissions. Ils peuvent aussi suivre la structuration de sa campagne, les parrainages et la cohérence entre ses engagements et leur financement.

Le soutien de célébrités peut-il déterminer l’issue de la présidentielle ?

📺 Il peut accroître la notoriété d’un candidat et attirer l’attention des médias, mais ne remplace ni un programme, ni une organisation de terrain, ni les suffrages. La portée politique d’un ralliement dépend surtout de la manière dont la campagne relie cette visibilité à des propositions compréhensibles.

Source: www.gala.fr

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